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| Original version: | A1-FR (Version 1) |
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| Status: | Modified |
| Submitted: | 05/06/2026, 18:01 |
| New version: | A1-FR (Version 2) |
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| Status: | Screened |
| Submitted: | 06/09/2026, 13:14 |
Title
Motion text
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barrières commerciales tarifaires (droits de douane) ou non tarifaires (quotas d’importation maximauxle, normes minimales à respecter, etc.). Le protectionnisme était nécessaire pour pouvoir suivre le rythme de la course au progrès
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d’arbitrage qui statuent sur ces plaintes, comme par exemple le CIRDI (tribunal de la Banque mondiale), sont profondément antidémocratiques et symbolisent la dictature des entreprises qui s’oppose aux États et aux travailleur·euses. Ainsi, les procédures manquent de transparence, les juges sont choisis au hasard et l’État est contraint de prendre en charge les frais de justice. C’est pourquoi les entreprises gagnent presque toutes leurs plaintes et leurs opposants sont réduits au silence, car ils ne peuvent plus assumer les frais de justice.sont, en effet, conçus de sorte que seuls les Etats sont amenés à répondre aux plaintes d'entreprises ou de tiers, sans possibilité pour les Etats ou les tiers d'actionner les entreprises devant ces tribunaux, symbolisant la dictature des entreprises qui s’opposent aux États et aux travailleur·euses. En particulier, les frais de justice à débourser à chaque étape de la procédure représentent un montant conséquent, ce qui enjoint les Etats à renoncer aux voies de recours prévues par ces tribunaux d'arbitrage, permettant ainsi aux entreprises de gagner une large majorité des procédures et de réduire les Etats au silence.
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et/ou sont exploitées par des multinationales et entreprises du Nord global qui y récupèrent ensuite l’ensemble des bénéfices réalisés. LaEn particulier, la Suisse joue un rôle central dans le commerce des matières premières : on estime que la part de
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Le trumpisme est un néolibéralisme
Le trumpisme, visage saillant de l'impérialisme étasunien
Assistant à la guerre des droits de douane lancée par Donald Trump, certain·es observatrice·eurs ont crié à la fin du néolibéralisme et du libre-échange mondialisé. Or, si le gouvernement Trump mène une politique commerciale fortement protectionniste, celle-ci n’a que peu à voir avec un quelconque abandon du modèle économique néolibéral. En réalité, cette stratégie relève plutôt d’une tentative de maintien de la suprématie mondiale des États-Unis.
Trump et les principales·aux représentant·es du mouvement MAGA alimentent délibérément le discours selon lequel les États-Unis auraient été "exploités" économiquement par d’autres pays, invoquant principalement au crédit de cette thèse le montant de leurs déficits commerciaux. Ce faisant, elles et ils occultent le fait que de nombreuses entreprises américaines ont d’elles-mêmes délocalisé leur production vers des pays du Sud afin de profiter de salaires plus bas et de réglementations moins strictes. Dans le même temps, certains États asiatiques — en particulier la Chine — ont profité de leur intégration au commerce mondial pour développer leur propre base industrielle et rattraper leur retard économique.
Le programme de politique commerciale de Trump vise donc avant tout à rapatrier des capacités de production aux États-Unis et à intensifier la concurrence géopolitique avec la Chine. Sa politique fait le pont entre les intérêts néolibéraux des entreprises et des mesures nationalistes et protectionnistes, sans qu’à aucun moment ceci ne signifie un changement fondamental de l’ordre économique mondial. Au contraire, cette stratégie risque seulement d’aggraver les conflits commerciaux internationaux tout en perpétuant les problèmes structurels liés aux inégalités globales.
Trump reste fidèle au néolibéralisme, déplaçant simplement le centre de gravité de la sphère mondiale vers la sphère nationale. Il vise ainsi des baisses d’impôts pour les riches et leurs entreprises, une réduction de la dette publique et une politique d’austérité pour la population, le tout bien entendu accompagné d’une augmentation des dépenses militaires. Son objectif est ainsi la taille et le démantèlement pur et simple de l’État. Dans le même temps, les réglementations en matière d’environnement et de santé sont supprimées et le secteur financier est déréglementé encore davantage. Par sa stratégie "Make America Great Again", Trump se met à dos tous les autres pays, y compris en Europe, qui comptent pourtant parmi les plus puissants alliés des États-Unis impérialistes. Depuis la crise financière mondiale de 2008, les pays de l’UE se trouvent de leur propre fait en perte de vitesse, ayant dû accumuler d’énormes montagnes de dettes pour sauver leurs banques. La population est depuis lors écrasée par des programmes d’austérité pour éponger ces dettes, tandis que les dépenses militaires ne cessent d’augmenter en parallèle. La croissance économique en Europe stagne, et le mécontentement qui en résulte offre un terreau fertile à l’extrême droite.
La réponse de la gauche aux crises de plus en plus complexes et aux jeux de pouvoir géopolitiques menés aux dépens de la population reste quant à elle trop simpliste. La gauche social-démocrate refuse de proposer une alternative cohérente au capitalisme. Pour pouvoir mettre un terme à ces évolutions dangereuses, la gauche doit cesser de se concentrer sur une amélioration progressive du capitalisme. Il ne faut plus soutenir un système qui ne pourra jamais de près ou de loin servir les intérêts de la population mondiale.
La guerre des droits de douane lancée par Donald Trump peut à première vue sembler contradictoire avec les intérêts de l'impérialisme étasunien gardien de l'ordre mondial néolibéral. Pourtant, le libre-échange mondial et ses conditions de participation ont toujours été conçues pour servir les intérêts occidentaux avant toute autre chose. L'objectif en était de faire reculer l'industrialisation des pays africains et de continuer à l'empêcher activement aujourd'hui. Mais ce début de l'industrialisation avant la phase la plus active du néolibéralisme mondial a permis à de nombreux pays asiatiques de se doter d'une industrie capable de survivre malgré la libéralisation. La Chine, en particulier, a développé une industrie massive grâce à son modèle de capitalisme d'État. Avec des relations commerciales sorties de l'égide du dollar américain et sa propre banque de développement, la Chine représente désormais une menace même pour l’hégémonie exclusive des États-Unis. Or, dans un monde où l’hégémonie étasunienne n'est pas la première à tirer profit du libre-échange, on peut s'attendre à ce que les États-Unis s’éloignent précisément de ces institutions. Il ne s'agit pas d'une nouvelle stratégie de la Maison Blanche mais d'une tendance qui s'est également manifestée sous la présidence de Joe Biden lorsque celui-ci a augmenté les droits de douane sur la Chine décidés sous le premier mandat de Donald Trump et adopté, avec le "CHIPS and Science Act", des subventions massives pour la production publique de microprocesseurs[8]. Le plan sous Trump reste le même : ramener les capacités de production aux États-Unis et intensifier la concurrence géopolitique avec la Chine.
Cette focalisation intense sur la Chine se manifeste également par un désengagement vis-à-vis des pays européens, qui comptent parmi les plus puissants alliés de l’empire étasunien. En effet, la lutte des États-Unis pour préserver leur hégémonie sur l’économie mondiale implique également qu’ils peuvent consacrer moins de ressources à la défense des intérêts impérialistes de l’Europe, comme le montre l’exemple de l’Ukraine. Au lieu de cela, les États-Unis se concentrent de plus en plus sur l'affaiblissement ciblé ou le renversement des gouvernements qui perturbent directement leur hégémonie. Les perturbations de ces derniers viennent ainsi par exemple de la vente d'une grande partie de leur pétrole en dehors du système du dollar américain, comme dans le cas du Venezuela ou de l'Iran. Cela explique également la pression extrême exercée par les États-Unis par l’intermédiaire de l’OTAN pour exiger un réarmement de l’Europe — pression à laquelle les États européens se plient volontiers. En effet, l’ancien ordre mondial dans lequel les États-Unis étaient la seule puissance hégémonique et menaient des interventions militaires au nom de l’impérialisme occidental commence à s’effriter. Cependant, les compromis de classe des 100 dernières années sont progressivement démantelés par des programmes d’austérité pour financer ce réarmement massif en Europe. Ce sont précisément ces reculs et le mécontentement qui en découle qui constituent un terreau idéal pour l’extrême droite.
Tout cela se produit avant tout parce que la gauche social-démocrate refuse de se battre pour une alternative cohérente au réarmement et à la militarisation de sa propre population. Au lieu de dénoncer les souffrances engendrées par l’ancien ordre mondial et de profiter de ce moment pour rompre avec le système, elle s’accroche précisément à cet ordre en insistant sur le droit international et sur sa propre militarisation. Or, un système qui ne peut d'aucune manière servir les intérêts de la population mondiale ne doit plus être soutenu mais renversé.
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Pratiquer les échanges internationaux pour une partie des biens n’empêche par ailleurs pas l’agriculture ou d’autres secteursaucun secteur d’être entièrement locauxl. De plus, certains secteurs doivent être protégés du commerce international et des
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- Pas d'accords commerciaux avec des États qui violent les droits humains et/ou le droit international : La Suisse doit mettre fin à toute négociation commerciale et résilier ses accords avec des États qui ne respectent pas ces droits. Il convient donc de mener systématiquement des études objectives au préalable sur les États susceptibles de violer les droits humains et/ou le droit international.
Pas d’accords commerciaux qui violent les droits humains:La Suisse doit suspendre toutes les négociations d’accords avec les États qui ne respectent pas les droits humains. Des études objectives doivent être menées au préalable dans cette optique dans les États susceptibles de violer les droits humains. De même, lesTenir responsables les entreprises qui violent les droits humains : Les entreprises ayant leur siège en Suisse qui violent les droits humains dans d’autres pays du monde doivent
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- Les coûts environnementaux doivent également être pris en compte. Si ces mesures entraînent une hausse des prix,
elles doivent s’accompagner d’une amélioration duil est nécessaire de garantir que le niveau de vie de la population ne chute pas en conséquence.
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Une réforme en profondeurL'abolition du système des brevets: Un système économique égalitaire n’est pas compatible avec un système de brevets qui permet à de
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internationalisation totale du marché, mais un système économique démocratique dans lequel les industries clésmoyens de production sont socialiséess et détenuess collectivement.
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- pourquoi des changements profonds sont nécessaires, en commençant par l’annulation de la dette des pays du Sud et des
réparations"réparations"[8] financières pour l’exploitation coloniale et les crimes comme l’esclavage, ainsi que
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- occidentale en général et à la remplacer par un système égalitaire qui profite à
toutes et tousla classe travailleuse.
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[7]: https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/matieres-premieres/la-suisse-et-la-malediction-des-ressources/plaque-tournante-des-matieres-premieres
[8]: Il n'est pas possible d'offrir une réparation totale pour le colonialisme. Une réparation financière, comme par le versement de réparations, constitue cependant une mesure importante susceptible de contribuer à réduire davantage les structures néocoloniales existantes.
[8]: https://www.congress.gov/bill/117th-congress/house-bill/4346